La contrepèterie n'est pas spécifique à la poésie, où elle est assez peu courante. Mais comme les mots constituent la matière première des poètes, ceux-ci sont tentés par l'utilisation plus ou moins discrète de cet art du contrepet.
Il s'agit de l'interversion, au sein d'une phrase d'apparence volontairement anodine, de deux lettres, de deux syllabes (ou même de deux mots), de manière à obtenir une autre phrase (généralement gaillarde et drôle).
- (G)oûtez-moi cette (f)arce !
(Pour : "foutez-moi cette garce !")
- La (c)uvette est pleine de (b)ouillon.
(Pour : "La buvette est pleine de couillons !")
- Le Pont-(Neuf) fait soixante (pieds).
(Pour : "Le pompier fait soixante neuf.")