"On paraît attribuer à certains mots d'une phrase ce qui appartient à d'autres mots de cette phrase, sans qu'il soit possible de se méprendre au sens." (Littré)
"Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire"
(Lamartine, L'Automne)
Ce n'est pas "le pas" qui est "rêveur" ni "le sentier" "solitaire", mais "je".
"Ce marchand accoudé sur son comptoir avide"
(Hugo, Les Chants du crépuscule, VIII)
Ce n'est pas le "comptoir" qui est "avide" mais le "marchand".