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Vierge morte
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Occupée à la douleur
Tel qu’au sabre l’avaleur
T’es tant défendue aimer
Et retenue essaimer
Les merveilles de ta fleur

Que l’attente l’a fanée
D’ores hélas jamais née
A genoux devant les joies
De cette scie où s’avoie
Chaque dent qui chaque année

Feint jeter ta gourme là
Où ton dévolu mêla
Quelque ardeur à quelque espoir
Quand il n’était pas ce soir
Et qu’il restait du miellat…

Mais tout t’est comme en arrière ;
Déflétrir, d’une première
Ascension te parait vague,
Ton cœur, qui marche à la schlague,
En mourrait ! de fièvre fière…

© Poème posté le 03/03/2018 par Salus

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