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Poème écrit par Stapula

Noms indélébiles

Qu’ils sont parlants les noms des villes et villages,
Des hameaux et lieux-dits, de mon Pas-de-Calais,
M’offrant, au fil des jours, leurs plus beaux étalages,
Sur le vif, dans un livre... en tête quels ballets !
Une localité, Cucq, qui prête à sourire,
Évoque une hauteur, d’une meule l’aspect ;
Fléchin, Flers et Fleury, sont simples à décrire :
Mainte épineuse haie, hier, pour le respect,
Épinoy, Groffliers, leurs piquantes amies ;
Mauvaise terre mise en jachère, ou désert,
On peut rappeler soit Hermilly soit Hermies ;
Sans limite les choix, rendant combien disert !
C’est le cheval de trait qui s’allie à Marquise,
Le Quesnoy, Tortequesne : un bon chêne, un tordu,
Source à l’abri du vent, une Calonne exquise,
Marles, tout argile, et Pas : gué, bien entendu ;
Selles comme Saulchoy portent le saule en elles,
Tilloy, Tilly, tilleul, et Béthune, bouleau,
La marque du nouveau : Noyelles-Godault, Nesles,
Saint-Omer, marécage, Agnières, pieds dans l’eau ;
Collines ou hauteurs sont BarastreBaralle,
Groupe d’arbres, Billy, Remy, forêt ou bois ;
Maizières véhicule une image murale,
Artonne figurant un ? des ours ? aux abois ?
Quand Auxi-le-Château, sûr ! est une rivière,
Bonnières, doux vocable, un hommage au rempart,
Présents les templiers – sortez le bréviaire ! –
Bien dans Conchil-le-Temple, à jamais quel départ !
Qu’est Bruay-en-Artois ? Terre humide et fertile,
Alors que Berneville est domaine rural,
Un baron, chef de guerre y laissant marque, style,
Et que Gouy-Servins sert le pouvoir sacral,
De même Aix-en-Issart et Gouy-sous-Bellonne,
Et Achiet-le-Petit, Achiet-le-Grand itou,
Sans oublier Saint-Josse, endroit qui me talonne,
Mon deuxième prénom, çui de son manitou ;
Lieu de naissance en tête, où j’habite, où je pèche,
Pour finir, en son nom, de mots, mon carrousel,
Autrefois Stapula, Étaples, port de pêche,
Vit de ce qu’elle fut : un entrepôt de sel.


Le 12 mars 2016.

Tous droits réservés © Poème posté le 13/06/2017 par Stapula

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