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La valse des sentiments
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Quelle valse chantent tes yeux ?
Que le soleil brille la nuit ?
Qu’elle couvre le jour les cieux ?
Quelle lueur en ton œil luit ?

Tu m’appelles et me voici,
Puis le vent tourne et tu me chasses !
Quel est le fond de ton souci ?
Ai-je ou non près de toi ma place ?

Tu me fis don de ta faveur,
Et l’abandon et la confiance,
De tes caresses la ferveur,

Et l’amitié de ta parole.
Comment pourrais-je croire absent
De tes baisers le sentiment ?

L’incertitude caracole
Dans cette valse des humeurs.
J’accepterais toutes les danses,
Et ne craindrais nulle frayeur,

Si je savais ta partition,
Si juste m’en donnais le La.
Âme serait en perdition
Pour dire un « oui » qui l’affola ?

Que par défaut surtout ne tranches
Le tendre nœud qui nous unit !
Je suis cette solide branche

Qui peut porter toutes tes nuits.
Est-il secret que tu ne dises ?
Et que crains-tu que je ne lise ?

Crois-tu, Marie, mon cœur fragile,
Qu’il s’enfuirait à la moindre ombre ?
Que face à nouvelle terrible
Même ne serait que décombre ?

Voici l’abri, voici le nid,
Que je ferai à ta mesure,
Pour accueillir le moindre pli
Tant de tes joies que tes blessures.

Pourquoi après tes confidences,
Des mots légers, et des pensées,
M’opposes-tu ton long silence ?

Est-il d’un trouble mal pansé ?
Serait-ce celui de la fuite ?
Pourquoi n’oser d’autre conduite ?

Vois ton ami t’offrir présence
Pour la douceur et la tendresse ;
Que tout moment ne soit à danse,
Il sait. Et s’il faut que se dresse

Le mur épais du réconfort,
Accorde lui de le bâtir.
Je ne sais ce qui te fit tort,
Mais veux que cesses d’en pâtir !

Si de moi, Marie, ne voulais,
Depuis longtemps me l’aurais dit.
A ton besoin saurai mouler
La pâte souple de ma vie.
Mais que tu n’oses, crains et tremble,
N’oses puiser en l’être ensemble.
©JIM - 18/09/2012 -

© Poème posté le 01/10/2012 par Jim

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