Les déménageurs
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Sans les guitar's, les feux de camp
Des romanos et des gitans,
Chacune des journées qui passent
Me voit sans cess' changer de place:
Un jour à Nice ou à Bordeaux
Le lendemain Toulouse ou Pau
Pour remonter sans nul repos
Sur Paris d'un' traite tout de go.
Je suis, c'est vrai, sur tous les fronts
Même quand je vais à Menton
Mais ne me croyez pas lourdais
Pour déménager sans arrêt.
J'en ai vraiment bien plein le dos
De porter de trop lourds fardeaux
Mais quand le diable est de la fête
Tout va comme sur des roulettes
Je suis alors à fond la caisse
Pour fair' des va et viens sans cesse
Et déchargeant à tout' vitesse
Je me retire plein d'allégresse
On me voit par monts et par vaux
Pareil à un vrai cheminot
Mais ne me croyez pas lourdais
Pour déménager sans arrêt.
Je n'aim' pas prendr' de la hauteur
Quand il n'y a pas d'ascenseur:
J'ai un trop sacré coup de rein
Pour risquer un sal' tour aux miens.
Dès lors, on sait que je préfère
Demeurer souvent terre à terre
Et l'on peut bien me croire idiot
Si je m'évite un lumbago
Je ne suis pas un intello
Mais je ne suis pas non plus sot
Et ne me croyez pas lourdaud
Pour déménager comme il faut.
Je sais, d'un coup d'oeil, estimer
Les volumes qu'il faut traiter
Et les femmes peuv'nt attester
Que j' suis un as pour emballer:
J'ai jamais eu d' rouge ou de jaune
Avec le beau ling' que j' cartonne
C'est vrai qu'je sais mettr' le paquet
Et qu' pour charger, j' suis toujours prêt
Je suis, c'est vrai, sur tous les fronts
Même quand je vais à Menton
Mais ne me croyez pas lourdais
Pour déménager sans arrêt.
Des romanos et des gitans,
Chacune des journées qui passent
Me voit sans cess' changer de place:
Un jour à Nice ou à Bordeaux
Le lendemain Toulouse ou Pau
Pour remonter sans nul repos
Sur Paris d'un' traite tout de go.
Je suis, c'est vrai, sur tous les fronts
Même quand je vais à Menton
Mais ne me croyez pas lourdais
Pour déménager sans arrêt.
J'en ai vraiment bien plein le dos
De porter de trop lourds fardeaux
Mais quand le diable est de la fête
Tout va comme sur des roulettes
Je suis alors à fond la caisse
Pour fair' des va et viens sans cesse
Et déchargeant à tout' vitesse
Je me retire plein d'allégresse
On me voit par monts et par vaux
Pareil à un vrai cheminot
Mais ne me croyez pas lourdais
Pour déménager sans arrêt.
Je n'aim' pas prendr' de la hauteur
Quand il n'y a pas d'ascenseur:
J'ai un trop sacré coup de rein
Pour risquer un sal' tour aux miens.
Dès lors, on sait que je préfère
Demeurer souvent terre à terre
Et l'on peut bien me croire idiot
Si je m'évite un lumbago
Je ne suis pas un intello
Mais je ne suis pas non plus sot
Et ne me croyez pas lourdaud
Pour déménager comme il faut.
Je sais, d'un coup d'oeil, estimer
Les volumes qu'il faut traiter
Et les femmes peuv'nt attester
Que j' suis un as pour emballer:
J'ai jamais eu d' rouge ou de jaune
Avec le beau ling' que j' cartonne
C'est vrai qu'je sais mettr' le paquet
Et qu' pour charger, j' suis toujours prêt
Je suis, c'est vrai, sur tous les fronts
Même quand je vais à Menton
Mais ne me croyez pas lourdais
Pour déménager sans arrêt.
