D'un souffle..
8
Tout comme la dentelle
Drape d’illusion
Le tombeau qui craquelle
Pénétré d’érosion
Par le temps qui chancelle
Tout comme le tempo
Etouffe le murmure
Quand s’efface l’écho
Du râle qui s’emmure
En sombre trémolo,
De même mes poèmes
Se vêtissent de vers
Pour que leurs rimes sèment
Un décor aux envers
Des paroles trop blêmes
Ainsi taisent la voix
Du sanglot de la prose
Que mon âme entrevoit
Quand le mot se dépose
Sur la nuit qu’il prévoit
Mais si je dépouillais maintenant mes rimes pour les livrer à la genèse lacérée de mes mots peut-être alors ma vérité se fondrait-elle dans mon souffle pour se lier à mon âme à ma chair à ma passion écorchée de la vie à la force désarticulée de mon cri jusqu’au dernier sans même de ponctuation le souffle haletant de s’être mise à nue
comme ça…
Drape d’illusion
Le tombeau qui craquelle
Pénétré d’érosion
Par le temps qui chancelle
Tout comme le tempo
Etouffe le murmure
Quand s’efface l’écho
Du râle qui s’emmure
En sombre trémolo,
De même mes poèmes
Se vêtissent de vers
Pour que leurs rimes sèment
Un décor aux envers
Des paroles trop blêmes
Ainsi taisent la voix
Du sanglot de la prose
Que mon âme entrevoit
Quand le mot se dépose
Sur la nuit qu’il prévoit
Mais si je dépouillais maintenant mes rimes pour les livrer à la genèse lacérée de mes mots peut-être alors ma vérité se fondrait-elle dans mon souffle pour se lier à mon âme à ma chair à ma passion écorchée de la vie à la force désarticulée de mon cri jusqu’au dernier sans même de ponctuation le souffle haletant de s’être mise à nue
comme ça…
