Honni soit le mariage, épouse moi !
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J'ai bien l'honneur, madame, de prendre votre main,
D'y déposer l'anneau d'engagement mutuel,
De rentrer dans le rang du modèle paternel
De te prendre pour femme, mari, conjoint, compt'joint.
La foi et la raison ainsi sanctuarisent
Le feu de la Vestale qui toujours brûlera,
Dieu et le maire l'ont dit, ainsi donc il sera,
L'institution décrète, ratifie, autorise
Diable, que ces vers pèsent sur mon coeur trentenaire !
Quel prix va-t-on payer, est-ce une extrême onction ?
Mais non, je ris de toi, vénérable chaperon,
Menteur et cache-misère, montre moi ton derrière !
Coureur infatigable, avide de passions,
Voici que sous ta loi mon coeur vient à se taire ?
Pourtant non, ce n'est pas acte de soumission
A une tradition dont je ne sais que faire
Et si mon pas emboite aujourd'hui le chemin
C'est parce qu'il me mène avec toi où tu veux
C'est parce que j'ai besoin que ta main veille au feu
Parce que je me sens libre et confiant en demain
Que pour toi je renonce aux folies solitaires,
Qu'en duo je vivrai désormais nos délires,
Que nous est plus que je et que la mise est double,
Que nulle autre à mon goût n'a la langue plus douce,
Promets moi seulement de t'enfuir si je mens
Et de prendre un amant si je dors trop souvent
De secouer mes raisons, quand je fuis lâchement
De vivre libre enfin, avec moi, face aux vents
Ainsi l'anneau brûlant n'est pas un noeud coulant
Mais un billet d'avion pour une nuit câline
Qui sans fin se poursuit, ô divin sacrement
Et si mon coeur se terre, c'est pour prendre racine
Sindbad, j'amarre mon boutre et cargue enfin les voiles
Sur ton île, Hippolyte, nous vivrons sans ceinture
Je reste près de toi, pour la grande aventure
Elle durera ce que dure la foi en notre étoile
C'est un plaisir, madame, de baiser votre main,
D'y déposer l'anneau d'un désir d'idéal,
Folie et déraison ainsi sanctuarisent
Le feu de la passion qui nous lie... épouse moi...
D'y déposer l'anneau d'engagement mutuel,
De rentrer dans le rang du modèle paternel
De te prendre pour femme, mari, conjoint, compt'joint.
La foi et la raison ainsi sanctuarisent
Le feu de la Vestale qui toujours brûlera,
Dieu et le maire l'ont dit, ainsi donc il sera,
L'institution décrète, ratifie, autorise
Diable, que ces vers pèsent sur mon coeur trentenaire !
Quel prix va-t-on payer, est-ce une extrême onction ?
Mais non, je ris de toi, vénérable chaperon,
Menteur et cache-misère, montre moi ton derrière !
Coureur infatigable, avide de passions,
Voici que sous ta loi mon coeur vient à se taire ?
Pourtant non, ce n'est pas acte de soumission
A une tradition dont je ne sais que faire
Et si mon pas emboite aujourd'hui le chemin
C'est parce qu'il me mène avec toi où tu veux
C'est parce que j'ai besoin que ta main veille au feu
Parce que je me sens libre et confiant en demain
Que pour toi je renonce aux folies solitaires,
Qu'en duo je vivrai désormais nos délires,
Que nous est plus que je et que la mise est double,
Que nulle autre à mon goût n'a la langue plus douce,
Promets moi seulement de t'enfuir si je mens
Et de prendre un amant si je dors trop souvent
De secouer mes raisons, quand je fuis lâchement
De vivre libre enfin, avec moi, face aux vents
Ainsi l'anneau brûlant n'est pas un noeud coulant
Mais un billet d'avion pour une nuit câline
Qui sans fin se poursuit, ô divin sacrement
Et si mon coeur se terre, c'est pour prendre racine
Sindbad, j'amarre mon boutre et cargue enfin les voiles
Sur ton île, Hippolyte, nous vivrons sans ceinture
Je reste près de toi, pour la grande aventure
Elle durera ce que dure la foi en notre étoile
C'est un plaisir, madame, de baiser votre main,
D'y déposer l'anneau d'un désir d'idéal,
Folie et déraison ainsi sanctuarisent
Le feu de la passion qui nous lie... épouse moi...
