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En vérité

je ne crois pas avoir assez vécu encore
la couleur et le bruit l'odeur je les perçois
mon sang bat mes mains serrent
et je mords avec rage
et mes yeux sont ouverts et mon cou est flexible
je vibre je tressaille et sursaute j'attends

mais comment accepter le fini le fugace
le limité le vain le faux le mensonger

je ne veux que du vrai le seul inaltérable
le vrai qui est si fort dans son humilité
qui se passe de mots et s'impose tranquille
qui apparaît un jour et ne peut plus mourir
qui vit au fond de nous reflet d'éternité
cet aiguillon secret forçant le coeur à battre
en lui disant sans fin : je suis là et c'est vrai

© Poème posté le 18/04/2010 par Tanit

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