Chamade
Loin de la plaine aride et gerçante
de ses premières gelées piquantes
Loin des couleurs de deuil de l'été disparu,
Tout au bout du chemin de pierres luisantes
Aux contours de nacre et d'argent,
L'argile douce d'entre ces cailloux
Teintée de pourpre et d'or...
Ce ciel magique aux cent étoiles de coton,
Laisse ces seigneurs hautains
Envahir cet univers de froidure,
Nullement atteints de ce vertige hivernal...
Sous le manteau sombre de ma mémoire
Vestiges de l'été amer,
Graines de lavande et de lin,
Aux mille parfums d'herbe sèche
Qui brulent encore autour des lèvres.
Sans bruit, sans un souffle de vie,
Le couloir de la brume sournoise
Se glisse et laisse découvrir
Les racines de ces amours déçues,
Sous le feuillage tremblant
De cette immense gratitude
Des êtres inaccessibles des maitres
De la foret mystérieuse, remplie de mousse,
Acide et tendre,
la main caresse légèrement
Ces écorces froides et rudes
Afin d'y retrouver vie.
de ses premières gelées piquantes
Loin des couleurs de deuil de l'été disparu,
Tout au bout du chemin de pierres luisantes
Aux contours de nacre et d'argent,
L'argile douce d'entre ces cailloux
Teintée de pourpre et d'or...
Ce ciel magique aux cent étoiles de coton,
Laisse ces seigneurs hautains
Envahir cet univers de froidure,
Nullement atteints de ce vertige hivernal...
Sous le manteau sombre de ma mémoire
Vestiges de l'été amer,
Graines de lavande et de lin,
Aux mille parfums d'herbe sèche
Qui brulent encore autour des lèvres.
Sans bruit, sans un souffle de vie,
Le couloir de la brume sournoise
Se glisse et laisse découvrir
Les racines de ces amours déçues,
Sous le feuillage tremblant
De cette immense gratitude
Des êtres inaccessibles des maitres
De la foret mystérieuse, remplie de mousse,
Acide et tendre,
la main caresse légèrement
Ces écorces froides et rudes
Afin d'y retrouver vie.
