Flânerie
Aujourd’hui, il fait beau, et les chats sont sortis ;
Cette nuit il a plu, les carreaux sont lavés.
Vinrent des escargots, sur le sol ont bavé,
Et toi, mon ange, ma folie, tu es partie.
Demain, comme aujourd’hui, brillera d’un ton neutre.
Il suffira de déjeuner, de se doucher,
De jaser et de rire, et d’aller se coucher,
Sous cette couette vide où mon cœur se calfeutre.
Je t’écrirai des vers, qui sont sans importance,
Puisque tu ne les liras pas. J’irai marcher,
Pour aller nulle part, ne trouver nulle stance ;
Car Eros a vieilli, il n’est plus un archer,
Son carquois est posé, l’amour est virtuel ;
Il suffit de cliquer pour le croire réel.
Contre ta vie réglée par un strict rituel,
D’aventures rêvant, à l’abri dans ta grotte,
Mon baiser se brisa. Et dans l’hiver grelotte
Mon cœur qui, désormais, n’entrevoit nul dégel.
Avec le temps, dit-on, les blessures guérissent.
La belle affaire ! Ignore t’on les cicatrices
Qui stratifient couche après couche la mémoire ?
Je flânerai, dans cette foire dérisoire…
Cette nuit il a plu, les carreaux sont lavés.
Vinrent des escargots, sur le sol ont bavé,
Et toi, mon ange, ma folie, tu es partie.
Demain, comme aujourd’hui, brillera d’un ton neutre.
Il suffira de déjeuner, de se doucher,
De jaser et de rire, et d’aller se coucher,
Sous cette couette vide où mon cœur se calfeutre.
Je t’écrirai des vers, qui sont sans importance,
Puisque tu ne les liras pas. J’irai marcher,
Pour aller nulle part, ne trouver nulle stance ;
Car Eros a vieilli, il n’est plus un archer,
Son carquois est posé, l’amour est virtuel ;
Il suffit de cliquer pour le croire réel.
Contre ta vie réglée par un strict rituel,
D’aventures rêvant, à l’abri dans ta grotte,
Mon baiser se brisa. Et dans l’hiver grelotte
Mon cœur qui, désormais, n’entrevoit nul dégel.
Avec le temps, dit-on, les blessures guérissent.
La belle affaire ! Ignore t’on les cicatrices
Qui stratifient couche après couche la mémoire ?
Je flânerai, dans cette foire dérisoire…
- 24/10/2012 -
