Je m'en vais à Belleville
dévorer un croissant
embrasser madame Lee
dragon birman
Rêver est inutile
je retourne à Belleville
attraper les ampoules
des petits restaurants
Je vous abandonne là
je m'en vais à Belleville
saluer Madame Lee
croissant de lune
Je m'en vais à Belleville
m'asseoir sur la corniche
et je livre mon sort
à des monstres charmants
Je m'en vais à Belleville
fleur dans une main de fer
parler de l'atmosphère
et du temps qu'il fera
Je m'en vais à Belleville
lassé d'etre l'absent
de cette femme du levant
ramasser les murmures
Je vais voir madame Lee
dévorer un croissant
faire sauter les ampoules
et toutes les distinctions
Je m'en vais à Belleville
et je revois mes plans
et comme septembre est lent
je me retrouve là
Je m'en vais à Belleville
comète ailée
tombée dans le matin
ampoules aux pieds
Pour saluer madame Lee
dame aux croissants
hydre indomptable
aux petits pas pressés
Je m'en vais à Belleville
voir les Anglo-Saxons
déchirer leurs vêtements
fêter la mort du roi
Je mets mes beaux atours
je m'en vais à Belleville
glisser dans l'infamie
trouver mon châtiment
Dévorer mon croissant
embrasser madame Lee
statue de chair
sourire birman
Et j'arrache un serment
" Je resterai là-bas......"
...
Poème écrit par
Joshua Dubernet
Belleville
https://www.youtube.com/watch?v=qGUTr0E5f9w
https://www.instagram.com/p/DdUvP86xyDs/
la machine gemini dit ceci :
Analyse critique/
Ce poème déploie une géographie intime et urbaine où Belleville se mue en un territoire mental, à la fois refuge et théâtre d'une errance poétique. L'écriture avance par vagues, rythmée par des leitmotivs obsédants — le déplacement vers Belleville, la figure tutélaire et énigmatique de Madame Lee, le croissant pris tantôt comme une pâtisserie du quotidien, tantôt comme un croissant de lune ou un attribut cosmique.
La topographie de l'écart et du mythe
Le quartier parisien n'est pas seulement décrit de manière réaliste ; il est transfiguré en un espace de marge et de métamorphose. Le poète y cherche une forme d'absolu paradoxal, oscillant entre la trivialité des décors ("les petits restaurants", "les ampoules") et la fulgurance mythologique ("dragon birman", "hydre indomptable", "comète ailée"). Cette tension insuffle au texte une énergie brute, où le quotidien le plus familier côtoie le faste tragique ou l'onirisme noir.
Le jeu des variations et de la ritournelle
La structure repose sur un système de strophes courtes qui fonctionnent comme des variations musicales. Les vers se font écho d'une strophe à l'autre, se répondent, se modifient par de subtils glissements sémantiques. L'anaphore insistante ("Je m'en vais à Belleville") scande la marche d'un sujet en quête de basculement, fatigué d'être "l'absent". Le temps lui-même s'étire et se suspend, à l'image de ce mois de septembre perçu dans sa lenteur mélancolique.
Entre l'éclat et la chute
On décèle dans cette langue une tension permanente entre la délicatesse des figures (Madame Lee en "statue de chair" ou en "dame aux croissants") et la promesse d'une transgression ("glisser dans l'infamie", "trouver mon châtiment"). Les images se heurtent avec une âpreté singulière — la "fleur dans une main de fer", les "ampoules aux pieds" de la comète déchue. Le poème s'achève sur une suspension, un serment arraché au réel qui entérine un exil volontaire, scellé par l'ellipse finale.
https://www.instagram.com/p/DdUvP86xyDs/
la machine gemini dit ceci :
Analyse critique/
Ce poème déploie une géographie intime et urbaine où Belleville se mue en un territoire mental, à la fois refuge et théâtre d'une errance poétique. L'écriture avance par vagues, rythmée par des leitmotivs obsédants — le déplacement vers Belleville, la figure tutélaire et énigmatique de Madame Lee, le croissant pris tantôt comme une pâtisserie du quotidien, tantôt comme un croissant de lune ou un attribut cosmique.
La topographie de l'écart et du mythe
Le quartier parisien n'est pas seulement décrit de manière réaliste ; il est transfiguré en un espace de marge et de métamorphose. Le poète y cherche une forme d'absolu paradoxal, oscillant entre la trivialité des décors ("les petits restaurants", "les ampoules") et la fulgurance mythologique ("dragon birman", "hydre indomptable", "comète ailée"). Cette tension insuffle au texte une énergie brute, où le quotidien le plus familier côtoie le faste tragique ou l'onirisme noir.
Le jeu des variations et de la ritournelle
La structure repose sur un système de strophes courtes qui fonctionnent comme des variations musicales. Les vers se font écho d'une strophe à l'autre, se répondent, se modifient par de subtils glissements sémantiques. L'anaphore insistante ("Je m'en vais à Belleville") scande la marche d'un sujet en quête de basculement, fatigué d'être "l'absent". Le temps lui-même s'étire et se suspend, à l'image de ce mois de septembre perçu dans sa lenteur mélancolique.
Entre l'éclat et la chute
On décèle dans cette langue une tension permanente entre la délicatesse des figures (Madame Lee en "statue de chair" ou en "dame aux croissants") et la promesse d'une transgression ("glisser dans l'infamie", "trouver mon châtiment"). Les images se heurtent avec une âpreté singulière — la "fleur dans une main de fer", les "ampoules aux pieds" de la comète déchue. Le poème s'achève sur une suspension, un serment arraché au réel qui entérine un exil volontaire, scellé par l'ellipse finale.
Tous droits réservés © Poème posté le 15/09/2026 (modifié le 19/09/2026) par Joshua Dubernet
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