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Poème écrit par Deshaiessaintes

Le jour où j'ai pris l'Ubu

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A la station Chaussée d’Antin,
Montée à gauche, tendance Tonton,
Muni du pass horodaté,
Marchepied pour un strapontin,
Je pousse un peu là, admettons,
Que je me hâte sur la butée,
Maître rouspétant, Rintintin,
M’en chasse, se léchant les roustons,
« Assis » lui dis-je, l’humeur gâtée,
Plongé dans un chaste Tintin,
Je graisse sa patte de rogatons,
-Miettes de gâteau, café latte,-
La querelle gronde, son intestin,
-Une basse pétaudière-, hausse le ton,
Ce chien chassieux veut sa pâtée,
Suspense hitchcockien, tain, tain, tain…
J’ai un alibi, laisse béton,
Déchaussé pour le démonter,
« Facho, maugrée-je, fils de Pétain »
Roustes et fourchettes, c’est la baston,
Soupe au lait, je tends à latter,
Quand m’escagasse le baratin,
Le plat qu’en fait une nouille wonton,
Un spaghetti antidaté,
Il me traite de Giscard d’Estaing,
Moque mes litotes de mirliton,
Qui frappent par leur innocuité,
Il s’en ballote les ballotins,
Des cuistreries d’un marmiton,
Qui doit se cuiter au maté,
D’autant que, s’la pète le gratin,
Z’ont jamais tâté du carton,
S’en contrefoutent des édentés,
J’en perds mes restes de latin
De cuisine rancie, des grattons,
L’œil au beurre noir, bien baraté,
J’en régurgite mon bulletin,
Me jetant (au cou) d’un ponton,
Du coup, Merleau-Ponty raté,
Mais revenons à nos moutons,
Qui comme les stations sont comptés,
A chao, potos et pantins.

Tous droits réservés © Poème posté le 06/07/2026 par Deshaiessaintes

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