Au creux du vent naît le silence,
Le sable dort vers l’horizon.
Il garde en lui les connaissances
Que nul ne met en diapason.
Grain après grain, dans le sablier.
Le temps s’envole sans retour
Comme un oiseau cherchant un voilier,
Perdu dans l’écume des jours.
Les dunes changent de visage,
Sous les doigts patients du désert.
Chaque matin est un voyage,
Chaque soir un mystère.
Le sable s’est enfui dans le vent,
Dans sa course folle sans se souvenir,
Il efface l’empreinte du temps,
De ceux qui ne pourront revenir.
Pour comprendre que le temps défile.
Peut-être suffit-il d’un grain,
Et que l’infini naît de choses fragiles,
Posé au creux de notre main.
