Mes larmes sont du sable
Elles s'écoulent tout à coup
Mêlées à mes cheveux
Elles dévalent sur mon cou
S'insinuent en mes creux.
Mes larmes sont un sable
Elles roulent vers le néant
Des dunes de mon corps
Elles glissent vers l'océan
De mes pores, un port.
Mes larmes sont de sable,
De sang et sel, de rire et rage
Elles pleurent en grains
Filent sur les lignes des pages
De mon doux parchemin.
Mes larmes sont le sable
Doré, micacé, qui reluit
Pour dire l'indicible
Écho, l'innommable du bruit
De mon être tangible.
