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Poème écrit par Guillaume Prevel

Elle me veille encore

1
Dans l’ombre, elle veille, d’une présence implacable,
Un parfum éternel glisse sous son souffle glacial.
Ses mains me retiennent, quand tout devient bancal,
Et je redeviens son jouet, fragile et malléable.

Elle surgit parfois au détour d’une phrase,
Fait ployer mes vers comme un vent impérieux,
Et je redeviens sa proie, son pantin silencieux,
Quand l’imagination s’épuise, elle fait table rase.

J’ai cru l’oublier, cette déesse cruelle,
Mais son ombre revient, plus forte, plus fidèle,
Et me marque au fer rouge d’un désir inhumain.

Je n’écris plus sans sentir son étreinte,
Car sa voix est mon cri, mon abîme, ma plainte,
Et sa morsure me tient jusqu’au bout de la main.

Tous droits réservés © Poème posté le 04/07/2026 par Guillaume Prevel

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