MMA
En cage grillagée,
Vit l’antique décor ;
La violence est louée,
Et bénie des sponsors.
Les nouveaux gladiateurs
Pénètrent dans l’arène ;
On leur tend des honneurs,
Mais la gloire y est vaine.
Dans les gradins repus,
Monte un désir de loup —
Les interdits déchus,
Le sang n’est plus tabou.
Le pouce est pas baissé,
Mais l'instinct est le même ;
Le choc est réclamé,
Jusqu'à la chute extrême.
Plus le vaincu se tord,
Plus la tribune exulte ;
Elle célèbre alors,
Les pulsions qui l'insultent.
Sous les lampes d'acier,
L'arène change à peine ;
On prétend l'oublier,
Mais Rome s'y fait sienne.
Quand rugit la cohue,
Que vaut donc la raison ?
La foule veut du cru,
Des coups, la punition.
Drapé de règlements,
Le vieux cirque survit ;
Il change seulement
Les costumes et l'ennui.
Néron n’est jamais loin,
Sur les écrans modernes
Le spectacle est voisin
Mais l’audience gouverne.
Et l'homme applaudit fort,
Fier de sa cruauté ;
Donnant le nom de sport
À sa brutalité.
Vit l’antique décor ;
La violence est louée,
Et bénie des sponsors.
Les nouveaux gladiateurs
Pénètrent dans l’arène ;
On leur tend des honneurs,
Mais la gloire y est vaine.
Dans les gradins repus,
Monte un désir de loup —
Les interdits déchus,
Le sang n’est plus tabou.
Le pouce est pas baissé,
Mais l'instinct est le même ;
Le choc est réclamé,
Jusqu'à la chute extrême.
Plus le vaincu se tord,
Plus la tribune exulte ;
Elle célèbre alors,
Les pulsions qui l'insultent.
Sous les lampes d'acier,
L'arène change à peine ;
On prétend l'oublier,
Mais Rome s'y fait sienne.
Quand rugit la cohue,
Que vaut donc la raison ?
La foule veut du cru,
Des coups, la punition.
Drapé de règlements,
Le vieux cirque survit ;
Il change seulement
Les costumes et l'ennui.
Néron n’est jamais loin,
Sur les écrans modernes
Le spectacle est voisin
Mais l’audience gouverne.
Et l'homme applaudit fort,
Fier de sa cruauté ;
Donnant le nom de sport
À sa brutalité.
