Tu jettes tes cacahuètes,
Tu maudis ces trouble-fêtes.
L'une n'est pas venue,
Et d'ailleurs l'autre non plus.
Apéro fichu, rendez-vous perdu ;
Les contingences... que veux-tu !
Nul individu à l'horizon,
Aucune voix, pas un son.
Tu voudrais bien te blâmer
Pour tes attentes démesurées.
Tu te découvres à l'abandon ;
Une déception te cloue de plomb.
Alors remontent à la surface
Des failles toujours ouvertes,
Des ombres sorties de l'impasse,
Des blessures restées muettes.
Personne ne voit les fissures
Creusées par l'absence,
Personne n'entend l'usure
Qui te gagne en silence.
Et tes cris déchirent ta vie,
Mais rien ne s'ensuit ;
Et tes yeux brûlent de pluie,
Mais nul ne les essuie.
Poème écrit par
Viemartienne
La fin des cacahuètes
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Tous droits réservés © Poème posté le 29/05/2026 par Viemartienne
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