Les nuages dissolvent
les toits de tuiles
Le vent enfouit la pensée
dans le sommeil
Les rires des enfants
se rangent dans la ruelle
Un chat errant, dans sa course,
a trébuché sur la lumière
fichée dans la terre
La danse silencieuse
qu’apporta un grand papillon blanc
fait à peine frémir
le jardin d’herbes folles
Une vague inquiétude,
teintée des couleurs du début de l’été,
flotte dans le tremblement de l’air,
au-dessus d’une buée montante
Le silence se drape d’ennui
et exhale un souffle lourd
dans l’infime frisson du temps
