Temps pascal
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Temps pascal
Le fossé se primevèrise,
S’entaluse de pervenches,
Et l’air s’endimanche
D’un carillon de baptême.
Les narcisses se mirent dans la mare
Qui s’engrenouille de verdure,
Chapeautée de saules qui étirent
Leurs larmoyantes tiges.
Nous qui en pinçons pour les oiseaux,
Qui les grainetons à l’envi,
Observons d’un œil ravi
Leurs voletis près de mangeoires.
Leur vol est libre comme mes vers,
Imprévisible, primesautier,
Leur chant transperce l’atmosphère
Et mélodise la campagne.
Mon cœur aussi se printanise
Chasse les ombres maléfiques,
La nuit des doutes et des angoisses,
Pour le soleil du renouveau.
Et quand se dissipera
La brume du vallon
Dans un rayon d’or apparaîtra
Ma dame aux camélias.
Le fossé se primevèrise,
S’entaluse de pervenches,
Et l’air s’endimanche
D’un carillon de baptême.
Les narcisses se mirent dans la mare
Qui s’engrenouille de verdure,
Chapeautée de saules qui étirent
Leurs larmoyantes tiges.
Nous qui en pinçons pour les oiseaux,
Qui les grainetons à l’envi,
Observons d’un œil ravi
Leurs voletis près de mangeoires.
Leur vol est libre comme mes vers,
Imprévisible, primesautier,
Leur chant transperce l’atmosphère
Et mélodise la campagne.
Mon cœur aussi se printanise
Chasse les ombres maléfiques,
La nuit des doutes et des angoisses,
Pour le soleil du renouveau.
Et quand se dissipera
La brume du vallon
Dans un rayon d’or apparaîtra
Ma dame aux camélias.
