Ballade de l'inondation
3
Le ciel envoie un lourd déluge d’eau,
Inondant tout, les villes et les terres,
Avec fureur, déversant son grand seau
Mêlé aux cris de ses flots téméraires.
Le revoici tout plein de ses colères,
Nous rejouant ses folles symphonies,
Son branle-bas, ses aigreurs infinies.
Il pleut ainsi jusqu’à saturation
Lorsque la pluie a de viles manies.
Voyez le monde à chaque inondation.
Chaque maison semble un léger radeau
Quand la nature recèle des mystères
Où chacun danse un étrange rondeau,
Tournant autour des choses sédentaires.
On voit au loin des arbres millénaires
Semblant flotter parmi tant d’avanies.
Le temps nourrit ses mégalomanies,
Dévastant tout avec délectation.
Des frayeurs sont tout à coup réunies.
Voyez le monde à chaque inondation.
Du vallon plat jusqu’au petit coteau
On voit courir des traits tentaculaires
Qui formerait un immense réseau
De la rivière aux champs spectaculaires.
Où sont passés les vieux itinéraires
Tous ceux connus depuis des décennies.
Les terrains ont des formes aplanies.
Les hommes font leur humble soumission
En faisant face à ces désharmonies.
Voyez le monde à chaque inondation.
Princes noyés, depuis des décennies,
Dans vos conflits tels une tradition,
En oubliant toutes vos zizanies,
Voyez le monde à chaque inondation.
Inondant tout, les villes et les terres,
Avec fureur, déversant son grand seau
Mêlé aux cris de ses flots téméraires.
Le revoici tout plein de ses colères,
Nous rejouant ses folles symphonies,
Son branle-bas, ses aigreurs infinies.
Il pleut ainsi jusqu’à saturation
Lorsque la pluie a de viles manies.
Voyez le monde à chaque inondation.
Chaque maison semble un léger radeau
Quand la nature recèle des mystères
Où chacun danse un étrange rondeau,
Tournant autour des choses sédentaires.
On voit au loin des arbres millénaires
Semblant flotter parmi tant d’avanies.
Le temps nourrit ses mégalomanies,
Dévastant tout avec délectation.
Des frayeurs sont tout à coup réunies.
Voyez le monde à chaque inondation.
Du vallon plat jusqu’au petit coteau
On voit courir des traits tentaculaires
Qui formerait un immense réseau
De la rivière aux champs spectaculaires.
Où sont passés les vieux itinéraires
Tous ceux connus depuis des décennies.
Les terrains ont des formes aplanies.
Les hommes font leur humble soumission
En faisant face à ces désharmonies.
Voyez le monde à chaque inondation.
Princes noyés, depuis des décennies,
Dans vos conflits tels une tradition,
En oubliant toutes vos zizanies,
Voyez le monde à chaque inondation.
