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Fièvre algide
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Hiver, saison de mes douleurs,
Hivers à la blanche couleur,
Hivers livides, je m’en meurs ;
Hiver achèvera mon cœur !

Neige et vent, saison des ravages ;
Neiges du temps blanchi des âges ;
N’ai-je jamais tourné les pages
Beiges et grises de mes rages !

Froids passés de zone et de nuits ;
Froid, tu me casses ! Tu me nuis ;
Freux ! Roi-corbeau de mes ennuis,
Friand de ces vrais froids inuits…



La pluie en tombant, toujours lasse,
Essuie en vain la dégueulasse
Suie au taudis de basse classe :
La pluie au faubourg boit sa crasse !

Grêlons, grésil, bruine et verglas,
Grêlons, frelons aux trottoirs gras,
Gros, longs, gris comme ces jours las ;
Grêlons, grêlant, sonnant leur glas !

Givres glacés dans les cahutes !
Livres, ici, toujours vous fûtes
Ivres des fêtes que ces luttes
Livrent au givre des cahutes…

Frimas affreux ! Les pauvres gens…
- Tu m’as offert tous les argents,
Climat, du gel des indigents !
Frimas effrayants et régents !

Tout se purifie aux froidures ?
- Tousse ! Aux hivers des vents salubres !

Mai, ce n’était qu’ébauche, épure.
Messe dite, tout est torture !


Le froid ou la peur sont égaux ;
L’effroi plus l’ego, c’est égal,
Sont l’horreur du miroir des os
Et l’élémentaire mental.

Tous droits réservés © Poème posté le 01/02/2026 par Salus

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