Rivière amazonienne
2
Sous les grands Sumaúmas, géants des terres brûlantes, je suis la sente humide,
Bordée de sveltes silhouettes où suintent lianes et air liquide.
Je marche vers la source où murmure la rivière,
Qui rompt les entraves feuillues et révèle des auras de lumière.
Sous les palmiers marcheurs que berce un vent alangui,
L’air saturé serpente sur mes bras dans une moiteur infinie.
Sous les Cecropias aux troncs creux se pressent les fourmis,
Entassant sève sucrée et sols spongieux dans leur abri.
Surgit soudain un singe hurleur, souple et sûr dans les cimes,
Son rire strident s’élance et tourbillonne, et là tout s’anime.
Sous le vol des aras, dont les cris traversent les frondaisons,
Se faufile l’eau vive et sauvage, aux éclats argentés de poissons.
La serre verdoyante respire fort, je frissonne avec elle,
Et se glissent en moi des senteurs suaves de cannelle.
Je deviens souffle, suspension, vibration,
Une note dans la symphonie verte, une pulsation.
Et je ris, surprise, saisie, emplie de vie,
Au cœur de ce monde secret, luxuriant, en harmonie.
Ici le temps se dénoue. Je m’incarne en passage.
Sous le halo lumineux, je découvre l’infini paysage.
Ici la vie ne se pense pas : elle pulse, se donne et se déploie,
Me rappelant que l’existence n’est jamais possession, mais émoi.
Je ne suis qu’un instant suspendu dans un immense devenir,
Un souffle parmi d’autres, en ce lieu même où la terre respire.
Sous les colosses sacrés, la sylve chante, secrète et sonore,
Ses spirales de chaleur m’enveloppent, m’enlacent encore.
Ici l’eau, la terre, la jungle se parlent d’éternité,
Et leurs voix, tissées de silence, livrent la clé de l’immensité.
Bordée de sveltes silhouettes où suintent lianes et air liquide.
Je marche vers la source où murmure la rivière,
Qui rompt les entraves feuillues et révèle des auras de lumière.
Sous les palmiers marcheurs que berce un vent alangui,
L’air saturé serpente sur mes bras dans une moiteur infinie.
Sous les Cecropias aux troncs creux se pressent les fourmis,
Entassant sève sucrée et sols spongieux dans leur abri.
Surgit soudain un singe hurleur, souple et sûr dans les cimes,
Son rire strident s’élance et tourbillonne, et là tout s’anime.
Sous le vol des aras, dont les cris traversent les frondaisons,
Se faufile l’eau vive et sauvage, aux éclats argentés de poissons.
La serre verdoyante respire fort, je frissonne avec elle,
Et se glissent en moi des senteurs suaves de cannelle.
Je deviens souffle, suspension, vibration,
Une note dans la symphonie verte, une pulsation.
Et je ris, surprise, saisie, emplie de vie,
Au cœur de ce monde secret, luxuriant, en harmonie.
Ici le temps se dénoue. Je m’incarne en passage.
Sous le halo lumineux, je découvre l’infini paysage.
Ici la vie ne se pense pas : elle pulse, se donne et se déploie,
Me rappelant que l’existence n’est jamais possession, mais émoi.
Je ne suis qu’un instant suspendu dans un immense devenir,
Un souffle parmi d’autres, en ce lieu même où la terre respire.
Sous les colosses sacrés, la sylve chante, secrète et sonore,
Ses spirales de chaleur m’enveloppent, m’enlacent encore.
Ici l’eau, la terre, la jungle se parlent d’éternité,
Et leurs voix, tissées de silence, livrent la clé de l’immensité.
