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Dans ce quartier fraîchement posé,
ils arrivent…
comme des oiseaux perdus,
cherchant un ciel sûr,
là où le vent ne les repousse pas.

Voilà qu’apparaît leur venue.
Finies les caravanes,
les aires abandonnées,
loin de ces villes planes
qui oublient les pas des étrangers.

C’est ici
que naîtront
leurs nouvelles vies.
Arrivés sous des regards à dévisager,
des jugements jetés comme des pierres.

Le teint et la langue différents…
juste une place,
un souffle pour recommencer.

Ils deviendront nos meilleurs amis,
et les mômes
se suivront dans les conneries,
face à leurs tempêtes
et aux nôtres.

La Marie…
belle gitane,
cœur en braise,
femme de titane.

Momo à ses côtés…
amour et rage emmêlés
comme deux rivières indomptables.

La sœur aînée…
le feu aux fesses,
toujours trop vive
pour les murs qu’on voulait lui imposer.

Deux jumelles…
l’une se tait, se replie comme une fleur nocturne,
l’autre éclate, rit trop fort,
prend la place qu’on lui refuse.

Trois garçons
les poches pleines de bêtises,
et le quatrième
qui malheureusement a suivi leurs pas.

Il a fait du mal…
et c’est resté secret,
comme une ombre que personne n’ose nommer.

Nous sommes des sales…
des mal compris…
Pas des héros…

juste des vies
qui se débattent dans la lumière et l’obscurité.

Puis le deuil…
Momo s’éteint
comme une flamme vacillante
et nous laisse là…
face à l’ombre du vide.

Nous sommes venus…
pour le dernier au revoir…
porter le poids du silence…
soutenir un désespoir
qui n’a pas de phare.

Adieu Maurice… au revoir à jamais.
Pour elles, au moins…
peut-être aura-tu des regrets.
Inspiration sur la vie et ses surprises.
Le deuil qui rapproche et raconte les souvenirs.
Nostalgie peut être?

Tous droits réservés © Poème posté le 25/01/2026 par Madon

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