L'if
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L’if dort dans son ivaie ; Il s’étend dans les rets,
Secrète son poison pour la rouge billette
Qui séduira, par sa couleur, une fillette,
Les pieds nus dans la glace et sous les derniers rais ;
L’on craindra de l’hiver, et la force, et l’après,
L’on couchera la voile et notre goélette
Endormie au moment où son fanal volète
Sera l’espoir de voir des flots un peu moins frais.
Bien sûr, hibernera, pour un temps, le bonheur
D’allonger la foulée au fuyant promeneur
Qui, du printemps, déjà salive,
Mais il s’endormira sur sa couche parée
D’une patience indémodable et primitive
Comme, toujours, vient la marée.
Secrète son poison pour la rouge billette
Qui séduira, par sa couleur, une fillette,
Les pieds nus dans la glace et sous les derniers rais ;
L’on craindra de l’hiver, et la force, et l’après,
L’on couchera la voile et notre goélette
Endormie au moment où son fanal volète
Sera l’espoir de voir des flots un peu moins frais.
Bien sûr, hibernera, pour un temps, le bonheur
D’allonger la foulée au fuyant promeneur
Qui, du printemps, déjà salive,
Mais il s’endormira sur sa couche parée
D’une patience indémodable et primitive
Comme, toujours, vient la marée.
