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Les brisures du diable
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Au fil des eaux
flottent encore
de doux mots,
sombres, sots,
qui brûlent,
qui flottent.


Abîmée,
la carapace,
desséchée par la fumée
du bitume tenace.


brûlant,
rugissant,
menaçant.


Égratignures involontaires,
tortures éphémères,
perforent la coquille,
de celle qui croyait sa force indocile


Besoin d’une béquille ?
Besoin d’un souffle ?


Ruis­sellent les larmes,
ruissellent,
glissent,
s’écrasent sur tes joues…


Et la rivière…


Calme et colérique,
Douce et impétueuse,
Instable et éternelle,


Emporte tout,
Tout emporte :


clair et noir,
haine et peine,
rage et brûlures.


Ça brûle,
ça crame.

Sombre fou, pauvre filou.


Rien ne résiste à son flot,
Même le diable s’y perd,
Même le diable se meurt.


Que le diable l’emporte !
Que le diable l’emporte !

© Poème posté le 18/01/2026 par Madon

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