Rivière
Sur la rive, hier, j’attendais patiemment la fin de l’hiver, Pour que les galets retrouvent leur mousse de printemps. Sur les bords de ma rivière, les pieds plantés de travers, J’imaginai une croisière sur un amas de bois flottant.
Emporté sur cet esquif, je regardais s’éloigner la grève, Espérant qu’un lent courant, calme et oisif, Fermerait mes yeux captifs de mes étranges rêves, Et ouvrirait la porte au torrent d’un bonheur contemplatif.
Suivant le cours ondulé et paisible de ma rivière, J’imaginai, cachés par les roseaux, peuples et tanières ; D’étranges regards d’elfes, juchés sur des marmottes, Illuminaient les ombres inquiétantes de ces paillotes.
Poursuivant mon rêve, voguant sur mon radeau de fortune, J’entendis au loin un gargouillis d’eau bouillonnante : Est-ce une cascade, une chute d’eau, un piège de Neptune, Ou simplement les pales d’une roue à aube tournoyante ?
Je me souviens du vieux moulin avec sa roue mangée par le lierre, Un monde y habite, bruyant, inquiétant. Enfant, jamais je n’aurais eu le droit d’y jouer à la guerre ; Maintenant, j’y écoute les conseils de mes muses d’antan.
Ma vue se brouille, un brouillard envahit la roue, le moulin, La porte se referme et mes yeux s’entrouvrent. Le froid se resserre sur mon corps et mes mains ; Je bouge mes pieds, mes doigts se ferment et s’ouvrent.
Il est temps que je reprenne le chemin de ma vie, Abandonner cette eau, cette rivière, ce rêve inspirant, Retour auprès de ma famille et garder un peu de cette magie, Pour pouvoir de nouveau écrire et rêver autrement.
Emporté sur cet esquif, je regardais s’éloigner la grève, Espérant qu’un lent courant, calme et oisif, Fermerait mes yeux captifs de mes étranges rêves, Et ouvrirait la porte au torrent d’un bonheur contemplatif.
Suivant le cours ondulé et paisible de ma rivière, J’imaginai, cachés par les roseaux, peuples et tanières ; D’étranges regards d’elfes, juchés sur des marmottes, Illuminaient les ombres inquiétantes de ces paillotes.
Poursuivant mon rêve, voguant sur mon radeau de fortune, J’entendis au loin un gargouillis d’eau bouillonnante : Est-ce une cascade, une chute d’eau, un piège de Neptune, Ou simplement les pales d’une roue à aube tournoyante ?
Je me souviens du vieux moulin avec sa roue mangée par le lierre, Un monde y habite, bruyant, inquiétant. Enfant, jamais je n’aurais eu le droit d’y jouer à la guerre ; Maintenant, j’y écoute les conseils de mes muses d’antan.
Ma vue se brouille, un brouillard envahit la roue, le moulin, La porte se referme et mes yeux s’entrouvrent. Le froid se resserre sur mon corps et mes mains ; Je bouge mes pieds, mes doigts se ferment et s’ouvrent.
Il est temps que je reprenne le chemin de ma vie, Abandonner cette eau, cette rivière, ce rêve inspirant, Retour auprès de ma famille et garder un peu de cette magie, Pour pouvoir de nouveau écrire et rêver autrement.
