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Seize syllabes
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La catharsis se résume au langage adéquat et vérace
À l'âme artiste, traits purs, l'aube en voit par ses voies l'air des grâces
Le mot en un filin porte un équilibriste aux pieds légers
L'égo, sans la lie, s'accorde à l'esprit qui brille au faîte aimé,
Qui ne faute en parole écrit la sienne sur des pierreries
Libre, n'ôte en un for l'exquise ascèse du précepte dit
Le maitre de la langue sait bien quoi parler et quand le taire
Peut naître de sa lande l'écrin affable étrennant le vers
Recelant la beauté d'un monde empli de justesse excellente
L'heur menant la bonté, alors splendide souplesse expédiente
Le félibre équivaut à l'arpenteur de l'étoilé chemin
Le zénith est si haut qu'un art penseur peut éployer demain
Le fruit de la noergie se goûte au murissement acquis
Se luit de choix, son génie ne doute, Ô, subtilement ami,
Lorsque tout est possible, on ne doit pas tout oser, tel est clair,
Forme douce et bonnie, l'onde croît par tous, au gré, ciel et terre
Nomment en chaque chose un fond, la profondeur, là, s'expliquant,
L'orbe, quand sage prose annonce à son auteur l'arc efficient
Se développe en un message esthètement épanoui,
Le vrai se donne en un exact, pérennement, déjà ouï,
La fleur éclot sur le rivage ensoleillé du calme fleuve
Un coeur est aux lueurs l'image ensommeillée du roi recueil.

Tous droits réservés © Poème posté le 03/03/2026 par Assonance

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