Cœur de berger
1
Il n’est pas de ceux qui fendent les foules
Croyant sans doute surclasser le vent
Quand ils ne sont que poussières qui roulent
Dans l’implacable sablier du temps,
Pas plus que de ceux survolant terre
Comme des condors parmi les nuages,
Qui retombent tôt ou tard sur des pierres
Comme choient les corps exempts de plumage.
Il n’est pas de ceux, prétendus sublimes
Qui se confèrent l’éclat de la fleur
Quand ils n’ont d’élégance, plus infime,
Que du bocal soutenant sa splendeur,
Ni même de ceux, bien mal entourés,
Qui se pensent soleils, foyers d’amour,
Quand c'est par leur argent, intéressée,
Que s’agite autour d’eux toute une Cour.
Il est de là-haut, du vert des alpages,
Berger bienheureux, une fleur aux dents,
Versant son regard, captif mais sauvage
Vers la vallée où sa femme l’attend :
Du silence que mouille le torrent,
De l’azur frais et gourmand qu’il savoure,
De ses blancs moutons, de son cœur fervent,
Lui existe, de tout ce qui l’entoure.
Croyant sans doute surclasser le vent
Quand ils ne sont que poussières qui roulent
Dans l’implacable sablier du temps,
Pas plus que de ceux survolant terre
Comme des condors parmi les nuages,
Qui retombent tôt ou tard sur des pierres
Comme choient les corps exempts de plumage.
Il n’est pas de ceux, prétendus sublimes
Qui se confèrent l’éclat de la fleur
Quand ils n’ont d’élégance, plus infime,
Que du bocal soutenant sa splendeur,
Ni même de ceux, bien mal entourés,
Qui se pensent soleils, foyers d’amour,
Quand c'est par leur argent, intéressée,
Que s’agite autour d’eux toute une Cour.
Il est de là-haut, du vert des alpages,
Berger bienheureux, une fleur aux dents,
Versant son regard, captif mais sauvage
Vers la vallée où sa femme l’attend :
Du silence que mouille le torrent,
De l’azur frais et gourmand qu’il savoure,
De ses blancs moutons, de son cœur fervent,
Lui existe, de tout ce qui l’entoure.
