A vous qui passez par là..
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Vous qui passez là sans me voir
Tandis que je suis las d’attendre,
Trouvez-vous bien de décevoir
Un être seul, chenu mais tendre ?
Ô vous ! Grands pairs de ces milieux
Qui savez lire aussi le morse
Donnez aux gens dits bilieux
Le saint sésame exempt d’entorse !
Toi le mortel qui va et vient
Quand ton beau corps seul se dépense
Entends-tu quand on te prévient
Qu’un autre gît et décompense ?
Le silence est un vrai poison
Tuant sitôt qu’une âme frêle
Se trouve seule en sa maison
Et se morfond comme une brêle.
Où donc Sauveur es-tu passé ?
Dans les bas fonds de notre Sphère
Ou bien es-tu trop dépassé
Pour nous changer cette atmosphère ?
Sers-tu un Dieu devenu flou
Laissant tomber son ancienne œuvre
Et qui permet au plus filou
D’avoir profit de sa manœuvre ?
Je n’ai plus foi dans cette armée
Qui fuit toujours devant la gêne,
Mais apparaît plutôt charmée
Quand se dandine une indigène.
Vous qui passez là sans me voir
Eûtes-vous vent de cette fuite
Car on me dit que le pouvoir
Ne veut hélas point donner suite ?
Tandis que je suis las d’attendre,
Trouvez-vous bien de décevoir
Un être seul, chenu mais tendre ?
Ô vous ! Grands pairs de ces milieux
Qui savez lire aussi le morse
Donnez aux gens dits bilieux
Le saint sésame exempt d’entorse !
Toi le mortel qui va et vient
Quand ton beau corps seul se dépense
Entends-tu quand on te prévient
Qu’un autre gît et décompense ?
Le silence est un vrai poison
Tuant sitôt qu’une âme frêle
Se trouve seule en sa maison
Et se morfond comme une brêle.
Où donc Sauveur es-tu passé ?
Dans les bas fonds de notre Sphère
Ou bien es-tu trop dépassé
Pour nous changer cette atmosphère ?
Sers-tu un Dieu devenu flou
Laissant tomber son ancienne œuvre
Et qui permet au plus filou
D’avoir profit de sa manœuvre ?
Je n’ai plus foi dans cette armée
Qui fuit toujours devant la gêne,
Mais apparaît plutôt charmée
Quand se dandine une indigène.
Vous qui passez là sans me voir
Eûtes-vous vent de cette fuite
Car on me dit que le pouvoir
Ne veut hélas point donner suite ?
