La rincée
2
Le vent vient souffler, gris, en paquets, l’orage
Sur septembre aigri ; las ! La belle saison
Est finie, il pleut. Là, sous la frondaison,
Je m’abrite un peu - mal - de l’exhalaison
Crachée en ce ciel bas, peint par Caravage !
Sous cet air qui va, rage, et tourne à l’enfer,
Je souris déjà, j’aime une intense pluie !
Quand l’atmosphère acre erre et que l’eau ressuie,
Que tout vibre, humide, ample, à ces soirs de suie !
… Et puis tout se tait - chut ! - prémices de vair
A ce grand chahut franc tombant des nuées !
Ça crie et ça fend - crac ! Ça ploie et Satan
S’étire et nous noie, ouf ! en un seul coup, vlan !
Le carnet mouillé ? Bah ! lui, bon an, mal an,
Me restituera tout, en fleurs embuées.
Sur septembre aigri ; las ! La belle saison
Est finie, il pleut. Là, sous la frondaison,
Je m’abrite un peu - mal - de l’exhalaison
Crachée en ce ciel bas, peint par Caravage !
Sous cet air qui va, rage, et tourne à l’enfer,
Je souris déjà, j’aime une intense pluie !
Quand l’atmosphère acre erre et que l’eau ressuie,
Que tout vibre, humide, ample, à ces soirs de suie !
… Et puis tout se tait - chut ! - prémices de vair
A ce grand chahut franc tombant des nuées !
Ça crie et ça fend - crac ! Ça ploie et Satan
S’étire et nous noie, ouf ! en un seul coup, vlan !
Le carnet mouillé ? Bah ! lui, bon an, mal an,
Me restituera tout, en fleurs embuées.
