Crinsolant
2
Je l’ai vu s’embraser dans le tournant du matin,
cheval dévorant l’horizon d’un seul éclat —
ses crins, doigts d’or, caressaient l’aube naissante,
et l’air trembla, crinsolant.
Il galopait — non, il dansait sur le vent,
chaque foulée un souffle, chaque crinière une flamme,
le sol gémissait sous ses sabots de braise,
et moi, immobile, je buvais son élan.
Soudain il s’arrêta, suspendu dans la lumière,
la poussière tourbillonnait en spirales d’étoiles,
son encolure une arche, son souffle un cantique —
j’ai tendu la main, j’ai touché l’instant crinsolant.
Puis il repartit, avalant l’espace,
traînée de feu dans mes yeux grands ouverts,
et quand il disparut, restèrent en moi
ses doigts de lumière, son galop éternel.
cheval dévorant l’horizon d’un seul éclat —
ses crins, doigts d’or, caressaient l’aube naissante,
et l’air trembla, crinsolant.
Il galopait — non, il dansait sur le vent,
chaque foulée un souffle, chaque crinière une flamme,
le sol gémissait sous ses sabots de braise,
et moi, immobile, je buvais son élan.
Soudain il s’arrêta, suspendu dans la lumière,
la poussière tourbillonnait en spirales d’étoiles,
son encolure une arche, son souffle un cantique —
j’ai tendu la main, j’ai touché l’instant crinsolant.
Puis il repartit, avalant l’espace,
traînée de feu dans mes yeux grands ouverts,
et quand il disparut, restèrent en moi
ses doigts de lumière, son galop éternel.
