Les frangins
L'un avait dix ans, l'autre en avait treize ;
Tous deux pionçaient dans la même chambre.
C'était par un soir très chaud de septembre ;
Moites, ils suaient dans cette fournaise.
Tous deux avaient jeté, pour être à l'aise,
Le pyjama lourd, les draps de leurs membres.
Mains sous la nuque et souffrant le bocambre,
Chacun souhaitait que s'éteigne la braise.
Si l'un rêvait d'eau gouttant dans sa bouche,
L'autre prélassait sa peau sous la douche,
Attendant que les éveille la brise.
Les frères, durant tout ce temps d'enfance,
Dans leurs rêves voient la nymphe bien mise
Qui, du frisson, enseigne la cadence.
Tous deux pionçaient dans la même chambre.
C'était par un soir très chaud de septembre ;
Moites, ils suaient dans cette fournaise.
Tous deux avaient jeté, pour être à l'aise,
Le pyjama lourd, les draps de leurs membres.
Mains sous la nuque et souffrant le bocambre,
Chacun souhaitait que s'éteigne la braise.
Si l'un rêvait d'eau gouttant dans sa bouche,
L'autre prélassait sa peau sous la douche,
Attendant que les éveille la brise.
Les frères, durant tout ce temps d'enfance,
Dans leurs rêves voient la nymphe bien mise
Qui, du frisson, enseigne la cadence.
Un petit air verlainien... ©JIM
