Amour platonique et tectonique des plaques
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Combien de fois les femmes nous ont elles fascinés ?
Envoûtés par leurs yeux, leur présence ou leur voix,
En suivant notre instinct nous les avons aimées,
Brièvement, sans l'avouer, tous nos sens en émoi
Vous connaissez cela : un court instant sublime,
La température monte et le cœur accélère,
Un séisme intérieur, et cependant minime,
De petite amplitude sur l'échelle de Richter
Le tremblement s'arrête et le calme revient,
On redescend sur terre, la vie reprend son cours.
Les scientifiques le savent : une secousse n'est rien,
La réplique est à craindre, et les dégâts plus lourds ...
En les croisant souvent, on en prend l'habitude,
Et, gardant le sang-froid, on joue à Marivaux.
Jusqu'au jour où, surpris, sous un angle nouveau,
Un regard ou un geste accroît la magnitude
En partant de ces faits, et par analogie,
Voici la théorie que je propose au monde :
L'émotion vient de la propagation des ondes,
Trouvons en quelques preuves dans la sismologie.
Il est question d'écorce, de plaques,de manteau,
N'est-ce pas là notre enveloppe de chair et de peau ?
En dessous, dans nos failles, un remous permanent
S'apparente à la dérive des continents
Les mouvements sont lents et, vu de l'extérieur,
Aucun signal d'alerte : l'épiderme rosé
Garde son teint standard, uniforme, reposé
Sans sollicitation pas d'afflux de couleur ...
Une intonation douce, un regard soutenu,
La transmission opère et provoque la rougeur,
Elle entraîne avec elle des vibrations connues,
Semblables à l'éruption d'un volcan intérieur
Bouche sèche et mains moites, voilà bien la physique !
échauffée, sous pression, l'eau du corps se déplace,
Remonte son chemin et affleure en surface.
Phénomène réflexe, patrimoine génétique ?
Les effets secondaires laissent sur nous les traces
De quantité de sources, conséquence du bonheur,
Dessinant des ruisseaux, des rivières qui passent
Dans les plis de nos corps, en un mot ... de la sueur.
Quelquefois l'épicentre, comme un électron libre,
Voyage un peu plus haut, en s'éloignant du sol.
On est désorientés, on en perd la boussole,
Le corps a bien du mal à garder l'équilibre
A la fin, le relief est vraiment tourmenté :
Les épisodes sismiques, trop souvent répétés,
Ont creusé des sillons, fait céder des barrages
Dans nos cœurs fatigués malgré tout leur courage
Tout cela bien souvent dans le plus grand secret,
Sans que jamais personne n'en sache un seul mot.
Les espoirs, les envies, les fantasmes discrets
Doivent tout à Platon, son banquet, et ses maux.
Octobre 2015
Envoûtés par leurs yeux, leur présence ou leur voix,
En suivant notre instinct nous les avons aimées,
Brièvement, sans l'avouer, tous nos sens en émoi
Vous connaissez cela : un court instant sublime,
La température monte et le cœur accélère,
Un séisme intérieur, et cependant minime,
De petite amplitude sur l'échelle de Richter
Le tremblement s'arrête et le calme revient,
On redescend sur terre, la vie reprend son cours.
Les scientifiques le savent : une secousse n'est rien,
La réplique est à craindre, et les dégâts plus lourds ...
En les croisant souvent, on en prend l'habitude,
Et, gardant le sang-froid, on joue à Marivaux.
Jusqu'au jour où, surpris, sous un angle nouveau,
Un regard ou un geste accroît la magnitude
En partant de ces faits, et par analogie,
Voici la théorie que je propose au monde :
L'émotion vient de la propagation des ondes,
Trouvons en quelques preuves dans la sismologie.
Il est question d'écorce, de plaques,de manteau,
N'est-ce pas là notre enveloppe de chair et de peau ?
En dessous, dans nos failles, un remous permanent
S'apparente à la dérive des continents
Les mouvements sont lents et, vu de l'extérieur,
Aucun signal d'alerte : l'épiderme rosé
Garde son teint standard, uniforme, reposé
Sans sollicitation pas d'afflux de couleur ...
Une intonation douce, un regard soutenu,
La transmission opère et provoque la rougeur,
Elle entraîne avec elle des vibrations connues,
Semblables à l'éruption d'un volcan intérieur
Bouche sèche et mains moites, voilà bien la physique !
échauffée, sous pression, l'eau du corps se déplace,
Remonte son chemin et affleure en surface.
Phénomène réflexe, patrimoine génétique ?
Les effets secondaires laissent sur nous les traces
De quantité de sources, conséquence du bonheur,
Dessinant des ruisseaux, des rivières qui passent
Dans les plis de nos corps, en un mot ... de la sueur.
Quelquefois l'épicentre, comme un électron libre,
Voyage un peu plus haut, en s'éloignant du sol.
On est désorientés, on en perd la boussole,
Le corps a bien du mal à garder l'équilibre
A la fin, le relief est vraiment tourmenté :
Les épisodes sismiques, trop souvent répétés,
Ont creusé des sillons, fait céder des barrages
Dans nos cœurs fatigués malgré tout leur courage
Tout cela bien souvent dans le plus grand secret,
Sans que jamais personne n'en sache un seul mot.
Les espoirs, les envies, les fantasmes discrets
Doivent tout à Platon, son banquet, et ses maux.
Octobre 2015
Je me rends compte que j’ai écris ça il y a plus de 10 ans.
Il s’en est passé des choses, ce 10 dernières années… pour vous, pour moi, pour le monde ; ma sismologie interne s’est quelque peu calmée, avec l’âge, mais il suffit quelquefois de pas grand chose pour que la terre se remette à trembler !
Il s’en est passé des choses, ce 10 dernières années… pour vous, pour moi, pour le monde ; ma sismologie interne s’est quelque peu calmée, avec l’âge, mais il suffit quelquefois de pas grand chose pour que la terre se remette à trembler !
