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Jarry(ve)

Viens poupoule, emmanche ce couteau,
Qui, pour du beurre est sur les dents,
Je m’en vais en tâter, tantôt,
Flatter le chien des verres à dent.

J’attaque ce jour, plein comme un œuf,
Crève son soleil coque ou mollet,
Qu’il soit N.F, affiche complet,
Fasse au tabac, un effet bœuf.

A quelle sauce va-t-il nous manger,
A la carbo ou aux morilles ?
Le Mac Guffin(1) reste inchangé,
Je goute les muffins aux myrtilles.

Journées longues comme des jours sans pain,
Ni son ni seigle ni froment,
Qui dès l’abord sentent le sapin,
J’y prends mon pied dans le ciment.

Journées que l’on croque à belle dent,
Thé à ras bord, scones et croquet,
Gazon, vous aviez du chiendent,
Fîtes un hobby du bilboquet.

Nom d’un chien, quel charivari !
J’allie au calice du Barbu,
Grimaces et Notre Père imbus,
J’en soupe, et ratiocine Jarry.

Faut-il à bâbord ou babeurre,
Se préoccuper du ratio ?
Garder à l’œil, qu’au noir, ce beurre,
Peut graisser la patte du patio.

Des journées, le cycle sans fin,
Aime recycler les vieilles recettes,
Ce, qu’on les engloutisse sans faim.
Qu’on les mordille de 5 à 7.
(1) Concept théorisé par Hitchcock où l'intrigue n'est qu'un prétexte à ce dont l'auteur entend vraiment parler.

© Poème posté le 01/11/2025 par Deshaiessaintes

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