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Voie de traverse
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Le soir s’ouvrait pourtant, promesse détachée,
Une heure sans contours offerte au presque rien ;
Mais l’air portait déjà ce poids qui nous retient,
Un calme trop parfait pour n’être qu’apaisé.

On propose, on attend — l’instant se désaccorde ;
Répondre est un écueil, se taire est un aveu ;
Chaque choix se dédouble et devient périlleux ;
La paix se retire à mesure qu’on l’aborde.

Dire non blesse l’autre, accepter blesse soi ;
La faute est un filet, tendu sous chaque pas ;
On avance immobile — épuisé qui prévoit.

Les trois pommes de pin sous le siège ont roulé ;
L’enfant tient la sienne préservée dans ses doigts.
J’en serre une un moment — puis la laisse au trajet.

© Poème posté le 25/01/2026 par Besac

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