Loin des chats noirs et des balais volants
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Et voici qu’approche le festival,
Pitoyable et de parfait mauvais goût,
D’un Halloween devenu le rival
D’une Toussaint, plus vraiment dans le coup.
Mais moi je n’ouvrirai pas aux fantômes,
Aux petits monstres ou encore aux sorcières :
Je n’aime pas les morbides royaumes
Leur préférant celui de la lumière.
J’irai par les allées du cimetière
Non point comme un divagant mort-vivant :
Mon cœur en joie et mon âme légère
Tiendront par la main mon petit enfant.
Arrivés enfin à l’emplacement,
Songeant à tous ceux partis pour ailleurs,
Nettoyant la stèle sommairement,
Nous déposerons nos vases de fleurs.
Tous deux muets, sous le grand arbre jaune,
Nous percevrons la prière éthérée
Du vent de novembre, au ciel qui violone,
Susurrant la paix de l’éternité.
Bercé par ce beau cantique flottant,
Mon petit gars relira l’inscription,
Bien loin des chats noirs et balais volants,
De cet aïeul dont il porte prénom.
Pitoyable et de parfait mauvais goût,
D’un Halloween devenu le rival
D’une Toussaint, plus vraiment dans le coup.
Mais moi je n’ouvrirai pas aux fantômes,
Aux petits monstres ou encore aux sorcières :
Je n’aime pas les morbides royaumes
Leur préférant celui de la lumière.
J’irai par les allées du cimetière
Non point comme un divagant mort-vivant :
Mon cœur en joie et mon âme légère
Tiendront par la main mon petit enfant.
Arrivés enfin à l’emplacement,
Songeant à tous ceux partis pour ailleurs,
Nettoyant la stèle sommairement,
Nous déposerons nos vases de fleurs.
Tous deux muets, sous le grand arbre jaune,
Nous percevrons la prière éthérée
Du vent de novembre, au ciel qui violone,
Susurrant la paix de l’éternité.
Bercé par ce beau cantique flottant,
Mon petit gars relira l’inscription,
Bien loin des chats noirs et balais volants,
De cet aïeul dont il porte prénom.
