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Le sonnet du travers de porc
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Tu rames, beau dévot, en quête d'un clystère :
Un repas trop charnel ne convient au pansu.
De tes démangeaisons, tu ne fais nul mystère ;
Cependant, tes amis s'en trouvent fort déçus.

Enfin ! Tes appétits, qu'aucun chef n'a conçu,
T'auront voulu conduit aux portes de Cythère.
Nul besoin de trancher au vif d'un cimeterre,
Tes sentiments charmants demeurent dans l'insu.

Le beefsteak, bien que rouge et saignant, toujours tendre,
Attend de ton poignet le geste de pourfendre,
Quand la carne adoucie présente ses appâts.

Les abats d'un truie, au bout de la ficelle,
Iront frire bientôt avec quelques mycéles :
Quel est donc ce bâfreur dont je suis le repas ?
©Persona - 2022

© Poème posté le 15/10/2025 par Jim

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