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Presque rien

Sur une feuille qui tombe,
D’un grain de sable roulé,
D’un pébroque ou d’un soulier,
De n’importe quoi l’on bée !

La moindre tribulation,
L’effet béni de surprise,
Sort du quotidien qu’épicent
(Aussi fort que ça se puisse)
Nos esprits balbutiants !
...Pendant qu'un effet de toge
Désinvolte, du dieu Temps,
Nous bascule sur le flanc
(Car l’émotion saigne à blanc,
Et sans elle, rien ne bouge…)

Or, c’est avec presque rien
Que tout brille et que tout pulse,
Qu’on s’ennuie, ou qu’on s’amuse,
Dans sa destinée expresse
D’inodore plébéien.

Et le moindre souffle implique,
Par l’effet du papillon,
Que l’on souffre, éparpillé,
Nous, qu’un rêve estampilla,
Qu’une même idée impacte ;

Nous tous rêveurs de haut vol,
L’archéoptéryxe muse
Nous offrit que l’on amasse
Tout le bonheur de ses cuisses
Dans le chagrin le plus vil.

Tous droits réservés © Poème posté le 06/01/2026 par Salus

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