Aux soupirs de l'archet béni
Il s'est brisé, plein de tristesse,
Le soir que vous jouiez, comtesse,
Un thème de Paganini.
Comme tout choit avec prestesse!
J'avais un amour infini,
Ce soir que vous jouiez, comtesse,
Un thème de Paganini.
L'instrument dort sous l'étroitesse
De son étui de bois verni,
Depuis le soir où, blonde hôtesse
Vous jouâtes Paganini.
Mon cœur repose avec tristesse
Au trou de notre amour fini,
Il s'est brisé le soir, comtesse,
Que vous jouiez Paganini.
Poème écrit par
Emile NELLIGAN
Le violon brisé
3
In Émile Nelligan et son œuvre - Les Pieds sur les Chenets
Tous droits réservés © Poème posté le 02/07/2017 par Aurorefloreale
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