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Le câble ou le chaos ?

Les signes du chaos

Quand la nuit tombe avant le jour,
Quand tremble l’ombre de l’Amour,
Quand la vérité devient un leurre,
Sache que c'est l’approche de l’heure.

On voit le faux trôner sur l’authentique,
Le vil flatteur parler prophétique,
Le menteur, maître des foules enfiévrées,
Et le savant, rejeté, calomnié.

L’amour dévoyé n’est plus une gêne,
Il s’exhibe en plein jour, sans ombre, sans chaîne.
Les regards se perdent sur des écrans troublants,
Où l’âme s’use à chercher des plaisirs brûlants.

Ce qui jadis faisait rougir les visages,
Aujourd’hui s’affiche sans le moindre barrage.
La pudeur s’efface, l’écran devient miroir,
D’un cœur qui chute, sans même le savoir.

On tue pour rien, on trahit pour peu,
Les hommes agissent comme des dieux.
Le monde s’éclaire de feu artificiel,
Mais s’éloigne de la lumière éternelle.

Les églises vides, les mosquées pleines,
Mais les âmes sont souvent lointaines.
On prie, on jeûne, on lit parfois,
Mais sans frémir, sans vraie foi.

Les signes sont là, clairs et certains :
L’usure, l’orgueil, le gain malsain.
Le Soleil bientôt changera de côté,
Et la porte du pardon sera scellée.

Mais la Miséricorde appelle encore...
Avant que ne se ferme la porte d'or.
Un souffle suffit pour renaître à l'aurore,
Si ton cœur s'humilie, s'élève et implore.

Car Dieu t'attend, bras grand ouverts,
Avant que l’ange ne coupe ton air.
Pleure, prie, implore sans fin,
Lave ton cœur de tout venin.

Le repentir est un doux parfum,
Que le ciel accepte, même d’un vaurien.
Chaque demande de pardon est un cri de vie,
Un pas vers le Paradis promis.

Ne dis jamais "il est trop tard",
Car Dieu est plus proche que ton regard.
Demain peut-être un jour sans toi,
Alors reviens, avec un cœur qui porte la foi.

🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊

🤝 Unis… ou déjà perdus ?

Quand le lien se brise, l'esprit chancelle,
La lumière décline, la paix devient frêle.
Ce n’est pas l’ennemi qui frappe d’abord,
C’est l’écho des frères en désaccord.

Les fils d’Israël, guidés par la lumière,
Se sont perdus quand la voix devint barrière.
Les disciples du Christ, porteurs d’un flambeau,
Ont vu la croix vaciller sous leurs maux.

À Badr*, l’union forgea la victoire,
À Uhud*, la division fit choir.
Quand les cœurs divergent, les sabres tremblent,
Et l’ennemi danse quand les justes s’assemblent.

Une nation unie, c’est un roc debout,
Mais divisée, elle s’effondre sous les coups.
Les trônes s’écroulent, les peuples s’égarent,
Quand l’orgueil des hommes ravive les départs.

Dans mosquée, synagogue ou église,
Quand l’ego prend place, il brise.
Les rites deviennent vides, simple chorégraphie,
Sans lien, sans foi, sans âmes qui s'unifient.

Une société qui rejette son frère,
Fait de ses enfants des orphelins amers.
Et chaque fissure dans le mur du foyer,
Est un festin pour ceux qui veulent piller.

Regarde Iblis* : il ne frappe pas, il sème,
Le doute, la rancœur, l’orgueil comme emblème.
Il n’a pas besoin de trône ni d’armée,
Il suffit qu’un cœur par jalousie soit damné.

Dans la famille, quand le “moi” dépasse le “nous”,
Même l’amour devient poison et courroux.
Le foyer devient une guerre sans bruit,
Où l’enfant apprend la haine dont il se nourrit.

Et l’individu, pris dans son miroir,
Croit que l’autre est l’ennemi à abattre le soir.
Mais c’est lui-même qu’il sabre en silence,
Chaque fois qu’il renonce à la bienveillance.

Le Coran l’a dit, et l’Histoire témoigne :
L’union élève, la division éloigne.
Unissez vos cœurs sans jamais céder,
Par le câble d’Allah, sans le lâcher.

Car le feu ne naît pas d’un bois isolé,
Mais d’un frottement, d’un cœur égaré.
Et l’empire s’effondre, non par la guerre,
Mais quand le frère devient volontaire adversaire.

Alors, tiens ta langue, tiens ta main, tiens ton rang,
Quand vient la discorde, fuis comme un savant.
Mieux vaut marcher vrai, loin des jeux de l’ombre,
Que briller sur un trône qu’un souffle effondre.

Iblis = Satan
Badr et Uhud = deux batailles emblématiques de l'histoire musulmane.

Appel final:

Un appel traverse les siècles, unissant les peuples malgré leurs différences. Dans le Coran il est un ordre explicite :

"Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d’Allah, et ne vous divisez pas."
(Sourate 3, verset 103)

Dans les autres Écritures, il résonne non comme un ordre formel, mais comme un profond désir d’unité :

"Voici oh! Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble!"
(Psaumes 133:1)

"Que tous soient un... afin que le monde croie."
(Jean 17:21)

🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊

Le Coran ordonne, les autres font écho,
Un même appel au milieu des mots :
Tenez-vous ensemble, ou tombez seuls,
L'unité élève, la division est un linceul.
Pas trois vérités, mais une seule vue,
Quand le lien se brise, le monde perd son salut.

Ne vous divisez pas....
Par ordre ou par prophétie,
Faites ce choix, par pure stratégie.

Petite plume libre ✍️ 

L’union est un ordre divin, la division un poison humain:

Les peuples du Livre — juifs, chrétiens, musulmans — ont tous connu la chute lorsque le lien sacré s’est brisé.

Ce poème est un écho à cet appel éternel : Un câble au-delà de nos différences.
Ne nous divisons pas.... !

L'unité n'est pas un luxe ni une option....mais une urgence 

© Poème posté le 12/08/2025 par Juillet

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