Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Coléodestin

D’une cime plus haute qu’un rêve,
Un berger m'a soufflé : Courage.
Souvenirs amers en tête,
j’entends sonner l’horloge en retard.

Six heures passées ensevelies;
enfin l’haleine du présent,
quand l’aiguille touche midi.
Dénudé de temps, j’habille un sourire
même au fou en cuisine s'écriant :

— Deux röstis complets !
— Dépêche-toi de servir.

L'assiette bien décorée, portée à son maître,
Je songe au clandestin qui contrôle ma vie.
Maudit coléoptère, entre ses mandibules, ma plume;
Sourd dans sa carapace,
Il joue au chat et à la souris.

Fusils en main, à l’aube, je partirai à sa chasse.
Futile en chemin, j’en vendrai larmes.
Nuit de fer : au sommet je m'évanouis.
Surpris à mon réveil,
L'horloge, quand sonne le midi.

© Poème posté le 26/11/2025 par Louis Greenfield

Chargement...
× Illustration agrandie