La Haie
4
Comme elle est triste, la haie,
cette immobile beauté contrainte de nous observer,
nous et nos horribles secrets.
Elle, ce qu’elle veut,
c’est la liberté
celle des nuages
qui, eux, font ce qui leur plaît.
Alors elle grandit
pour les rattraper.
Elle ne voit pas d’inconvénient
à simplement s’amuser.
Mais c’est à ce moment
que l’on se permet de lui couper d’un trait
ses bras et ses jambes,
lui rappelant
méchamment
que ce ne serait pas très sage
de nous gâcher injustement
notre jolie vue sur les nuages.
La haie est triste,
et comme elle est triste,
elle se résigne
et attend la prochaine visite du vent,
qui l’emmènera danser,
loin de nos immondes péchés,
juste l’espace d’un instant.
cette immobile beauté contrainte de nous observer,
nous et nos horribles secrets.
Elle, ce qu’elle veut,
c’est la liberté
celle des nuages
qui, eux, font ce qui leur plaît.
Alors elle grandit
pour les rattraper.
Elle ne voit pas d’inconvénient
à simplement s’amuser.
Mais c’est à ce moment
que l’on se permet de lui couper d’un trait
ses bras et ses jambes,
lui rappelant
méchamment
que ce ne serait pas très sage
de nous gâcher injustement
notre jolie vue sur les nuages.
La haie est triste,
et comme elle est triste,
elle se résigne
et attend la prochaine visite du vent,
qui l’emmènera danser,
loin de nos immondes péchés,
juste l’espace d’un instant.
