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Délabrement

Quelques plafonds pourris d'un taudis cancéreux
Faisaient bruire un cœur de soufre poussiéreux,
Au coin, la lumière ambre avalait la pénombre,
Et le Temps s'envolait vers la vie qu'il obombre.

Les souris jouissaient d'espace et d'aliments,
Les festins éternels y étaient si fréquents
Qu'au sol se retrouvait souvent la nourriture,
Au plaisir des rongeurs, ayant tous fière allure.

Le Temps en avait fait sa cave à délaisser,
Et la Mort sa maison pour son âme y laisser,
Rien n'éclaircissait l'ombre aux six mille visages

Qu'arpentait un démon en laissant des messages ;
Puis rentra le poète en sa demeure qui meurt,
Pour écrire des vers et que le Soleil soit heurt.

© Poème posté le 17/11/2025 par Sebastien

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