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Le Refuge
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En Novembre le vent secoue le paysage
Et mêlant son fouet à la pluie,
Contraint les promeneurs à fuir ces marécages
Où le jour ressemble à la nuit.

Ils se sont abrités dans la première auberge,
Bastion de chêne et de granit,
Oasis où le calme et la chaleur convergent,
Avec le fumet des marmites,

Pour assouvir la faim et réchauffer les corps.
Soustraits au vent qui s’époumone,
Près de l’âtre ancestral, les soucis s’évaporent
Et dans les yeux la joie rayonne.

Embaumant le terroir, les mets chauds qui s’alignent,
Font oublier le ciel qui pleure,
Dans les verres flamboie le trésor blanc des vignes
Qui réjouiront les marcheurs.

© Poème posté le 17/11/2025 par Cardaline

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