Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Tchernobyl
9

À travers l’herbe folle et le béton en ruine
La louve au regard clair trotte avec sa portée ;
D’étranges fleurs côtoient la sylve tourmentée
Dont la feuillaison rouge hérisse ses épines.

Sur la plaine sans fin que l’homme a désertée
Des troupeaux de bisons et des chevaux sauvages
Broutent paisiblement de fabuleux herbages
D’une saveur égale à leur étrangeté.

Un batracien fantasque arbore un habit noir,
Ici, les papillons tournent, déboussolés,
Un pinson nanisé pose son œil voilé
Sur ce décor nouveau et hallucinatoire.

Si la faune menue porte les cicatrices
Du pernicieux poison, la féconde Nature
A doté les plus grands d’une invisible armure
Pour changer cet enfer en paisible oasis.

© Poème posté le 01/07/2025 par Cardaline

Chargement...
× Illustration agrandie