Nuit et vent
1
Du vieux pays d’En-Haut le vent félon m’appelle
Par-delà les jardins et les rêves détruits ;
La rafale me cingle au seuil de la chapelle,
Je guette, abasourdi, la marche de la nuit.
La nuit, étrangement, réanime et apaise,
Elle rend leurs couleurs aux pétales fanés ;
Et même, elle assourdit les romances mauvaises
Qui battent les pontons du ciel désordonné ;
Et puis, berger moqueur, jette sa houppelande
Sur les élans passés et les chagrins brutaux.
Les sanglots se sont tus, qui déchiraient la lande :
Le vent, rasséréné, s’endort sur les coteaux.
Par-delà les jardins et les rêves détruits ;
La rafale me cingle au seuil de la chapelle,
Je guette, abasourdi, la marche de la nuit.
La nuit, étrangement, réanime et apaise,
Elle rend leurs couleurs aux pétales fanés ;
Et même, elle assourdit les romances mauvaises
Qui battent les pontons du ciel désordonné ;
Et puis, berger moqueur, jette sa houppelande
Sur les élans passés et les chagrins brutaux.
Les sanglots se sont tus, qui déchiraient la lande :
Le vent, rasséréné, s’endort sur les coteaux.
