Ô petite colline…
Verte est la floraison de myrtes et de gloses,
Tendre est la gratitude d'un sein où se repose
L'astre mal étiré d'une vierge martyre.
Aurais-je assez de mots pour pouvoir te le dire ?
Comme cette montagne qui toise la colline
Je suis la partie basse des blocs d'antarctique
Plus froid que l'idéal, plus profond que la mine
Où dorment des dragons loin du Ladon antique.
Comme ma large main fait de l'ombre à ta voix !
Et comme ma douleur est bercée par ton pas
À l'aune de l'empan des blessures sauvages
Qui cachent les vestiges de terribles naufrages,
Saurais-je te le dire quand me viendront les mots ?
Serais-je assez hardi ? et serais-je assez haut ?
Ô petite colline je viens à ton sommet
Et je suis si petit en ton flanc si parfait
Que je respire peu, serré dans cette enclave
Entre ton cœur de maitre et ta hanche d'esclave.
Tendre est la gratitude d'un sein où se repose
L'astre mal étiré d'une vierge martyre.
Aurais-je assez de mots pour pouvoir te le dire ?
Comme cette montagne qui toise la colline
Je suis la partie basse des blocs d'antarctique
Plus froid que l'idéal, plus profond que la mine
Où dorment des dragons loin du Ladon antique.
Comme ma large main fait de l'ombre à ta voix !
Et comme ma douleur est bercée par ton pas
À l'aune de l'empan des blessures sauvages
Qui cachent les vestiges de terribles naufrages,
Saurais-je te le dire quand me viendront les mots ?
Serais-je assez hardi ? et serais-je assez haut ?
Ô petite colline je viens à ton sommet
Et je suis si petit en ton flanc si parfait
Que je respire peu, serré dans cette enclave
Entre ton cœur de maitre et ta hanche d'esclave.
