Dissolution
2
Il est entre midi et treize heures.
Main dans la main,
on se précipite hors de la fac.
On passe prendre une pizza,
on se hisse sur la colline,
et on se jette
sur la magnifique pelouse
du terrain pentu
du jardin public.
On s’assied,
et le soleil commence à pénétrer mes os,
souffrants
d’une longue matinée de cours
dans l’amphithéâtre glacial.
Je m’étale sur l’herbe,
j’offre mon visage au ciel
pour mieux recevoir cette volupté
qui se donne à moi.
Je respire profondément
et je souris…
contente d’avoir fui la cohue.
Une envie incontrôlable
de me rouler sur l’herbe
s’empare de mon corps…
une fois,
deux fois,
puis trois fois.
Il me suit
et me stoppe dans mon élan,
pour mieux m’étreindre.
Il m’embrasse.
Connectée au moment
plus qu’à lui,
je regarde le ciel
et je me souris.
Étourdie,
je me sens me liquéfier,
me dissoudre.
Je ruissèle sur ses bras,
je lui échappe.
Je fais corps avec le sol
et j’arrose mes racines.
J’enveloppe la terre,
je me sens entière.
Je respire à nouveau.
Cette douce sérénité
m’inspire l’éternité,
et me donne envie de mourir.
Main dans la main,
on se précipite hors de la fac.
On passe prendre une pizza,
on se hisse sur la colline,
et on se jette
sur la magnifique pelouse
du terrain pentu
du jardin public.
On s’assied,
et le soleil commence à pénétrer mes os,
souffrants
d’une longue matinée de cours
dans l’amphithéâtre glacial.
Je m’étale sur l’herbe,
j’offre mon visage au ciel
pour mieux recevoir cette volupté
qui se donne à moi.
Je respire profondément
et je souris…
contente d’avoir fui la cohue.
Une envie incontrôlable
de me rouler sur l’herbe
s’empare de mon corps…
une fois,
deux fois,
puis trois fois.
Il me suit
et me stoppe dans mon élan,
pour mieux m’étreindre.
Il m’embrasse.
Connectée au moment
plus qu’à lui,
je regarde le ciel
et je me souris.
Étourdie,
je me sens me liquéfier,
me dissoudre.
Je ruissèle sur ses bras,
je lui échappe.
Je fais corps avec le sol
et j’arrose mes racines.
J’enveloppe la terre,
je me sens entière.
Je respire à nouveau.
Cette douce sérénité
m’inspire l’éternité,
et me donne envie de mourir.
Poème sans rime
