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L'exil
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Puisqu'à jamais, désormais, suis exilé
de Champagne, d'Espagne ou bien de Toscane,
j'envoie ces sons à ma fleur qui se fane
mais dont les ronces peuvent encor blesser.

Elles ont chassé l'esprit du cœur désolé
et piétiné mon cerveau, ce piètre organe
dépecé comme un cerf par la caravane
des chiens jaillissant des mythes du passé.

Il n'y aura plus de printemps ou d'hirondelle
comme le chantait le vent de Ventadour
ni d'aure et d'orange, ou de cris de crécelle

Pour l'esclave des chaînes de cette tour
qui voit, dans ses entrailles, une étincelle
que brûle et scelle le dessein du vautour.

© Poème posté le 20/06/2025 par Maldoror

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